Château Haut-Bailly
2014

Le millésime 2014 est le théâtre d'une longue mise en scène alternant espoirs, inquiétudes et miracle !
Doux et arrosé, l’hiver est bénéfique. La plante sort du sommeil dès la mi-mars et le cycle démarre sur une cadence rapide grâce à un très beau mois d’avril. Ce printemps précoce nourrit de grands espoirs pour le millésime.

Un rafraîchissement fin mai marque pourtant un changement brutal de rythme. L’avance du début de saison s’étiole. La fleur prend son temps, épanouie du côté des Cabernets, mais plus menacée sur les Merlots qui connaissent coulure et millerandage. En juillet et août, la croissance est ralentie… mais continue : les équipes s'emploient à garder un vignoble propre et sain afin de concentrer l’énergie de la plante dans le fruit. Les baies grossissent mais mûrissent très lentement. Une vive inquiétude surgit.

Heureusement, après un arrêt tardif de la croissance, une nouvelle lune installe un anticyclone durable et le véritable été, miraculeux, salvateur, arrive en septembre ! Lumineux et sec, avec une alternance de journées chaudes (28-30°C) et de nuits fraîches, il permet une bonne synthèse aromatique. La taille des raisins diminue, les concentrations augmentent ; ils mûrissent encore pendant un mois.

Une vendange heureuse débute en douceur les 24 et 25 septembre, au cours de deux matinées. Puis les « grands merlots », les parcelles en viticulture biologique et la croupe magique des Vieilles Vignes sont ramassés à partir du 30. Les conditions idéales, temps sec et soleil radieux, permettent d’échelonner douze journées de récolte sur vingt-deux jours.

Avec une bonne teneur en anthocyanes et des indices de tanins plus qu’honorables, les vins révèlent de beaux arômes, un caractère velouté et une fraîcheur fruitée typique de l’été 2014 et de son long processus de maturation tardive. 2014 : un millésime d’intensité et d’énergie.

La Revue du Vin de France, avril 2015

Ici, les cabernets sauvignon trament le millésime avec des tanins particulièrement élégants. Il est finement fumé sur des notes de tabac blond, signe d’une prise de bois très juste. C’est la délicatesse mêlée à la puissance d’une année que Haut-Bailly a maîtrisée savamment. 18-19/20

Bettane + Desseauve, avril 2015

Nez racé, d’une délicatesse exquise et d’une complexité rare, fruit très pur, notes d’épices et de cèdre, bouche dense et raffinée à la fois, tannin très harmonieux, beaucoup de tenue, de fraîcheur et d’énergie. Un Haut-Bailly ample, généreux, vibrant et plein de personnalité. L’une des réussites majeures de l’appellation. 17,5/20

Gault & Millau, avril 2015

Légèrement fumé, beau cassis noble, fraîcheur et race. Grain très fin, belle fraîcheur, une tension et une linéarité axée sur le cabernet avec des tanins élégants, frais et racés. Un Haut Bailly classique sur la rectitude et l'élégance. Taillé pour la garde. 16,5-17,5/20